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Les CFA répondront-ils davantage aux besoins des entreprises ? 

Ecrit par Auriane Kerbrat

L’Assemblée nationale a adopté hier la réforme intitulée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel. » Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage… Tout a été démantelé dans un soucis de simplification et d’efficacité.

Concernant l’apprentissage et notamment les CFA, la loi prévoit désormais qu’une simple déclaration à la préfecture et une certification qualité suffisent pour ouvrir un centre de formation d’apprentis. Chaque CFA sera ensuite financé par contrat. Un étudiant qui signera avec une entreprise permettra de financer son centre. Le gouvernement espère ainsi dynamiser l’offre de formation en comptant sur la qualité des formations dispensées pour attirer les jeunes. Plus les CFA proposeront des formations attrayantes et adaptées aux besoins des entreprises, plus ils séduiront les élèves. C’est en tout cas le cercle vertueux que le gouvernement souhaite insuffler.

Bonne ou mauvaise idée ? Si Patrick Maigret, président de la Fnadir* soutient la réforme de l’apprentissage du gouvernement, il reste vigilant sur le délais jugé très court puisque cette nouvelle organisation doit être prête pour 2020.

Les premiers décrets sont attendus pour septembre.